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Témoignages

Retrouver le goût de vivre: "Arrivée aux Eglantines vers 50 ans, après m'être battue corps et âme à avoir voulu vivre de manière autonome, j'ai retrouvé grâce à l'appui des Eglantines le goût de vivre." Son énergie, Natacha la tourne aussi vers les autres. Son but: "continuer le combat et faire en sorte que les enfants handicapés trouvent demain davantage leur place de personnes uniques, avec leurs limites certes... mais aussi tout leur potentiel et leur richesse, dans tous les milieux de la société". Natacha, résidente de la Fondation Les Eglantines.

Le sport, l'humour et l'amitié : Jean-Philippe vit aux Eglantines depuis plus de 30 ans. Békir est arrivé en 2009. Il a 20 ans de moins que lui. Et pourtant, pour ces 2 hommes, la vie aux Eglantines, c'est aussi une histoire d'amitié. Jean-Philippe parle de leur complicité : "Je me sens bien aux Eglantines, mais certains jours, j'aimerais changer d'air. C'est aussi grâce à mon ami, à son énergie, à notre goût réciproque du sport, aux blagues que nous échangeons que je prends de bonnes bouffées d'oxygène et que je repars dans le quotidien avec bonne humeur ». Jean-Philippe aime les séances d'hydrothérapie, les matches de water polo et il soutient l'équipe de foot fauteuil des Egles où joue son ami. Békir est fan de ce sport qu'il pratiquait déjà avant son arrivée aux Eglantines : "Je prends très au sérieux les entrainements." Jean-Philippe vient parfois nous soutenir et je trouve cela très motivant". Le sport et l'humour les ont réunis.

Ces visages qui éveillent à la vie: "J'ai commencé à regarder le visage de ceux qui m'entouraient. Même si le handicap était le dénominateur commun, chaque visage, chaque expression étaient différents. Chacun exprimait sa particularité comme il le pouvait et le souhaitait. Et c'est vraiment à ce moment-là que j'ai pris conscience, non pas uniquement avec mon intellect, mais aussi avec mes sentiments et mes émotions, de la valeur de chaque personne avec ses richesses et ses limites, avec son drame et sa manière propre et unique d'y faire face. Peu à peu, j'ai appris à rencontrer chaque personne avec d'autres lunettes que je ne l'avais fait jusqu'alors. De même que j'ai appris à considérer chaque éducateur, chaque soignant, chaque membre de la cuisine, de l'équipe hôtelière, de l'équipe de direction, chaque intervenant comme une personne unique avec laquelle j'étais invitée en entrer en relation". Parole d'une résidente de la Fondation Les Eglantines.